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Les enjeux de l’intelligence artificielle en enseignement postsecondaire

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Dans le cadre de notre balado, nous discutons de l’impact de l’intelligence artificiel en enseignement postsecondaire.  Nous vous présentons un entretien avec Martine Peters, Professeure titulaire et Directrice du Partenariat universitaire sur la prévention du plagiat (PUPP) de l’Université du Québec en Outaouais.

Plusieurs questions et enjeux demeurent en ce qui concerne l’utilisation de l’intelligence artificielle par les étudiants lors de leurs études postsecondaires.  Des spécialistes se penchent sur ces questions.  Est-ce qu’il s’agira d’un avantage ou d’un inconvénient pour la qualité de l’éduction à ce niveau d’étude.

Un enjeu de taille se présente dans les parcours postsecondaires des étudiants du pays et dans le monde: l’utilisation des intelligences artificielles dans les parcours scolaires. À savoir, les intelligences artificielles prennent de plus en plus d’espace dans presque tous les domaines.

L’une des spécialistes qui se penchent sur cette question est madame Martin Peters, professeure titulaire et directrice du partenariat universitaire sur la prévention du plagiat de l’Université du Québec en Outaouais. Elle travaille également sur un projet de recherche qui regroupe 63 chercheurs de dix pays différents portant sur le plagiat. Ses recherches tentent de déterminer les meilleures stratégies pour les étudiants et les professeurs de rédiger des travaux.

 Les intelligences artificielles (IA) un appui en enseignement. 

« Je pense tout à fait que l’intelligence artificielle sera un appui en enseignement, affirme Martin Peters. Le problème, c’est qu’on n’était pas prêts. »

Il y a présentement différents types d’outils d’intelligence artificielle, par exemple ChatGPT est le plus récent et plus médiatisé. Ces intelligences révolutionnent le monde comme c’était le cas pour l’internet. Tout cela promet de rendre le travail des usagers plus facile. Tout de même, dans le cadre de l’apprentissage, il devient de plus en plus évident que les étudiants s’en servent dans leurs travaux universitaires et collégiaux. Ces nouveaux outils peuvent constituer un réel risque dans les résultats scolaires des étudiants.

Selon Martin Peters, « le risque premier, évidemment, est que les étudiants s’en servent pour faire leurs travaux. Et, si les étudiants s’en servent pour faire leurs travaux, on peut se poser la question : est-ce que les étudiants vont réellement apprendre quelque chose s’ils font faire leurs travaux par un outil d’intelligence artificielle ? »

Les pratiques telles que les échanges, les achats des travaux déjà faits et bien d’autres existaient bien avant les intelligences artificielles. Mais les institutions possèdent de moyens très efficaces de contrer cela, par exemple le logiciel de détection de similitude (CDS). De plus, les enseignants les mettaient en garde concernant tout plagiat ou toute autre façon malhonnête dans leurs travaux.

Les intelligences artificielles deviennent un outil de plus en plus utilisé par les étudiants, il en devient ainsi de la responsabilité des institutions et des enseignants de trouver des moyens de contrer ou de contrôler ses usages.

Les professeurs s’outillent à l’avènement des intelligences artificielles.

« il faut que les étudiants, les enseignants se préparent et il ne faut pas qu’ils attendent demain, précise Martin Peters. » Comme les intelligences artificielles se font une place dans les établissements postsecondaires, les professeurs doivent s’y préparer. En autre, être conscient de l’ampleur de ces nouveaux outils et, par conséquent, les intégrer dans leurs cours. En effet, il y a aussi bon nombre d’élèves qui ne savent pas ou n’utilisent pas les intelligences artificielles. Selon Martin Peters, les professeurs et institutions devraient conseiller les élèves à utiliser les outils d’intelligence artificielle comme un support et qu’ils ne devraient pas faire leur travail complètement en utilisant l’intelligence artificielle.

La question de l’utilisation des intelligences artificielles par les étudiants est mitigée. « Il y a des opinions partagées, mentionne madame Peters.  Il y a des gens qui voient les intelligences artificielles comme une menace à l’intégrité académique. Il y a des institutions qui ont banni l’utilisation des intelligences artificielles pour les travaux de leurs étudiants. D’autres ont une opinion partagée.  Madame Peters soutient qu’il faut former nos étudiants à l’utilisation de ces dispositifs. » Bien que la question n’est pas totalement tranchée, différents pays lancent des débats intéressants sur le sujet. Le système éducatif devra à présent s’adapter à ces nouveaux outils. Pour un apprentissage intègre, les institutions devront trouver des façons de contourner ou d’utiliser l’intelligence artificielle. Madame Peters conclut, « donc on est bien mieux de travailler dans la prévention plutôt que la punition. » Par conséquent, le monde éducatif évalue et il faut s’adapter et se préparer en conséquence.