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Le CCNB reçoit 2 M$ pour l’accueil et la rétention des étudiants étrangers

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Un homme sourit à la caméra, devant les drapeaux du Nouveau-Brunswick, de l'Acadie et du CCNB.
Pierre Zundel, président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

 

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) veut tenter de faire rester les étudiants étrangers au Nouveau-Brunswick après l’obtention de leur diplôme et ainsi contrer la pénurie de main-d’œuvre.

Les gouvernements provincial et fédéral investissent chacun plus d’un million de dollars pour aider l’institution postsecondaire francophone à accueillir les étudiants étrangers.

Pour Pierre Zundel, PDG du CCNB, la rétention de ces étudiants en province, c’est le nerf de la guerre.

Trois personnes sourient à la caméra, des drapeaux derrière elles.
De gauche à droite : Greg Turner, ministre de l’Éducation postsecondaire du N.-B., Pierre Zundel, PDG du CCNB, et Ginette Petitpas Taylor, ministre fédérale des Anciens combattants.

 

C’est s’assurer qu’ils viennent et ont une bonne expérience et dans la mesure du possible, ils restent, parce qu’on a fait ce qui avait besoin d’être fait pour les intégrer dans le marché du travail et dans la société.

Par exemple, certaines mesures seront mises en place avant que les étudiants étrangers ne s’inscrivent. Un service d’orientation permettra d’expliquer les programmes aux étudiants, pour que leurs attentes représentent ce qu’a à offrir le CCNB.

Pierre Zundel explique aussi que certaines différences culturelles nuisent à la promotion d’un bon emploi au Canada. Il cite en exemple les métiers dans le monde de la construction, qui sont moins bien rémunérés au Cameroun, mais qui le sont très bien ici et en forte demande.

Il faut expliquer aux parents la différence du statut des métiers de la construction, dit-il.

Le PDG ajoute que cet argent servira aussi à former le personnel en orientation, en santé mentale et en formation à distance, ou des mises à niveau sont offertes avant que l’étudiant arrive, pour qu’il ait les compétences adéquates au programme.

Des cours d’anglais offerts

Comme l’explique Pierre Zundel, certains étudiants ont de la difficulté à trouver un emploi s’ils ne maîtrisent pas l’anglais, car la plupart des organisations demandent une maîtrise de cette langue.

Cet investissement permettra au CCNB d’augmenter son offre de cours d’anglais langue seconde.

L’étudiant partira pas avec l’idée : «je devrais plutôt aller à Montréal, parce que là, je peux me placer avec juste le français». Avec la confiance qu’ils ont en anglais, ils vont pouvoir postuler sur des emplois au Nouveau-Brunswick, ajoute le PDG du CCNB.

50 % de la population étudiante vient d’ailleurs

Les étudiants étrangers représentent la moitié de la population étudiante du CCNB. Pierre Zundel soutient que 90 % d’entre eux veulent rester au Nouveau-Brunswick. C’est donc à l’institution de s’assurer que cela est possible.

Ils essaient de s’installer ici. Si on leur donne les conditions gagnantes, la chance est que plus vont rester.

Un avis partagé par la ministre des Anciens combattants, Ginette Petitpas Taylor, qui annonçait cet investissement au nom de son collègue, Randy Boissonnault, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et des Langues officielles.

Une femme au micro pendant une conférence de presse.
Ginette Petitpas Taylor, ministre des Anciens combattants et ministre associée de la Défense nationale.

 

Elle croit que cet investissement de 2 millions de dollars fera une différence réelle dans la vie de ces étudiants.

On veut absolument être sûr que nos étudiants internationaux qui viennent ici se déplacer en Acadie, au Nouveau-Brunswick, vont être bien appuyés, dit-elle.

La présidente de l’Association des étudiants et étudiantes internationaux de l’Université de Moncton, Jovial Olarchi Osundu, était présente à cette annonce. Elle aimerait que l’université mette en place des mesures semblables au CCNB pour l’accueil des étudiants étrangers. Elle se réjouit que ses collègues seront mieux outillés pour rester au Nouveau-Brunswick une fois leur diplôme en main.

C’est déjà un premier pas dans la rétention pour les étudiants internationaux ici dans la province, beaucoup d’étudiants internationaux ont du mal à travailler, à vivre dans la langue de leur choix, dit-elle.

 

 

 

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