Réseau des cégeps et des collèges
francophones du Canada

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Avis présenté devant la Commission Bernard Lord

Des pistes à explorer pour la stratégie gouvernementale

Dans son document «Â Consultations du gouvernement du Canada sur la dualité linguistique et les langues officielles », le gouvernement énonce quelques sujets sur lesquels il sollicite des avis qui lui permettront de mieux cibler ses stratégies. Ces pistes de réflexion portent sur les changements démographiques, l’économie et les nouvelles technologies, la modernisation gouvernementale.

Les changements démographiques

La croissance démographique du Canada est plus imputable à l’immigration qu’au taux de natalité des citoyens canadiens. Cette importance croissante de l’immigration influence la répartition géographique de la population puisque les nouveaux arrivants ont tendance à s’implanter dans les grands centres. Le gouvernement fédéral peut jouer un rôle primordial dans ce domaine en favorisant l’immigration de «Â parlant français » et en supportant leur intégration dans les communautés francophones en milieu minoritaire. Cela peut se faire, entre autres, en aidant les établissements d’enseignement à mettre en place des services d’accueil, de soutien et d’encadrement de cette clientèle.

Il en résulterait un maintien et (préférablement) un accroissement de l’importance relative de la population francophone canadienne et conséquemment une revitalisation des communautés francophones en situation minoritaire.

L’économie et les nouvelles technologies

Une main-d’Å“uvre qualifiée pour la croissance et la compétitivité de l’économie canadienne

C’est un fait reconnu que la disponibilité d’une main-d’Å“uvre qualifiée et bien formée est essentielle à la croissance et à la compétitivité d’un pays. Il est également accepté que la maîtrise de deux langues constitue une plus value recherchée par les employeurs. Les institutions dispensant une formation collégiale en français sont des joueurs clés et incontournables dans la formation d’une telle main-d’Å“uvre car elles produisent dans des délais relativement courts des travailleurs qui répondent aux exigences du marché du travail et par ce fait les collèges sont des moteurs de développement économique, culturel et social dans leur région respective.

Le Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada (RCCFC) a pleinement intégré cela lorsqu’il déclare dans son plan d’action «Â les francophones en milieu minoritaire ont besoin d’établissements forts pour assurer leur développement. Dans le présent contexte économique et social, qui reconnaît la nécessité d’études postsecondaires, le parachèvement d’un réseau d’éducation collégiale de langue française pour les communautés de langues officielles s’impose. C’est donc dire la mise en place d’un réseau collégial fort, capable de satisfaire les besoins grandissant des employeurs pour une main-d’Å“uvre ayant une formation technique et professionnelle. » 4

Les nouvelles technologies

Les francophones en situation minoritaire sont généralement dispersés géographiquement ce qui est à l’origine des problèmes de masse critique. Le recours aux technologies des communications, malgré leur coût élevé, constitue une façon d’amoindrir ces problèmes et de rejoindre des régions éloignées afin d’offrir des services de formation. Cependant, la formation à distance ne suffit pas à assurer, à elle seule, une qualité et un taux de réussite adéquat. Elle doit être supportée par des approches pédagogiques autres et par un encadrement souvent coûteux.

D’un autre côté, l’usage de plus en plus étendu des nouvelles technologies dans le marché du travail impose aux maisons d’enseignement l’obligation de se tenir à la fine pointe et donc d’investir massivement dans l’acquisition des équipements requis pour garantir une formation à jour et de qualité. Cela impose un fardeau d’autant plus grand aux établissements d’enseignement francophones puisqu’ils ne disposent pas des masses critiques et des ressources dont jouissent les collèges anglophones.

Là encore, le gouvernement canadien peut alléger ce fardeau.

La modernisation gouvernementale

La population canadienne aspire à des services de haute qualité rendus dans l’une ou l’autre des langues officielles du pays. Ainsi, les francophones attendent du gouvernement fédéral des services en français.

D’ailleurs, le gouvernement offre à ses fonctionnaires des cours de langue dans diverses régions du pays. Les collèges participent à ces efforts et le Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada tente de mettre sur pied un Consortium d’enseignement de la langue française qui serait en mesure de mieux servir les employés du gouvernement fédéral.

4 Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada (RCCFC), Plan d’action 2006–2011, page 9.

Prochaine : Conclusion

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