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Avis présenté devant la Commission Bernard Lord

L’état de l’enseignement postsecondaire de niveau collégial dans les communautés francophones en situation minoritaire au Canada

À l’heure actuelle, les communautés francophones en milieu minoritaire de quatre provinces canadiennes ont accès à de la formation collégiale dispensée par des institutions accréditées par leur province respective.

Au Nouveau-Brunswick, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick avec les campus de Bathurst, Campbellton, Dieppe, Edmundston et Péninsule acadienne, offre aux francophones de cette province une large gamme de programmes dispensés en français. Toutefois, la Commission sur l’Éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick a formulé des recommandations qui inquiètent le RCCFC puisqu’elle propose une approche bilingue de l’enseignement collégial alors que l’expérience a démontré que cette formule défavorise les communautés francophones.

En Ontario, un grand nombre de programmes collégiaux est offert par le biais de deux collèges d’arts appliqués et de technologie de langue française, le Collège Boréal à Sudbury et La Cité collégiale à Ottawa. De plus, le Collège d’Alfred affilié à l’Université de Guelph offre une formation collégiale dans le domaine de l’agriculture.

Au Manitoba, les franco manitobains ont accès à de la formation collégiale par le biais des huit programmes offerts par l’École technique et professionnelle du Collège universitaire Saint-Boniface.

En Nouvelle-Écosse, l’Université Sainte-Anne, suite à la fusion avec le Collège de l’Acadie, dispense une programmation collégiale qui est encore limitée et dont les inscriptions sont en décroissance.

Pour ce qui est des autres provinces et territoires canadiens, l’accès à de la formation collégiale est plus embryonnaire et parfois non existante, Les organismes dispensant ces activités de formation ne sont pas accrédités par leur gouvernement respectif.

À l’Île du Prince-Édouard, la Société éducative de l’Île du Prince-Édouard offre à sa population la possibilité de s’inscrire aux programmes collégiaux offerts par l’Université Sainte-Anne. La Société éducative de l’Île-du-Prince-Édouard tente de se faire reconnaître comme un établissement collégial accrédité.

En Saskatchewan, une programmation collégiale visant principalement la formation aux adultes est offerte via le Service fransaskois de formation aux adultes (SEFFA). De plus, la population francophone peut dorénavant utiliser les services du campus virtuel mis en place par le Collège Éducacentre de la Colombie-Britannique.

En Alberta, le seul programme bilingue antérieurement offert par le Northern Alberta Institute of Technology (NAIT) a été suspendu alors que la Société d’éducation de l’Alberta (ÉDUK) offre une programmation en alphabétisation et en éducation des adultes. Toutefois, la Faculté Saint-Jean de l’Université de l’Alberta tente de se faire reconnaître comme l’entité offrant une programmation collégiale dispensée en français aux franco albertains.

En Colombie-Britannique, le Collège Éducacentre offre des programmes de formation professionnelle et de formation aux adultes. De plus, depuis environ deux ans, le Collège Éducacentre offre quelques programmes collégiaux en collaboration avec La Cité collégiale d’Ottawa. Il est important de noter qu’en 2004, une entente fédérale – provinciale a été signée afin d’assurer le développement de programmes collégiaux en français en Colombie-Britannique.

Au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest, aucun établissement d’enseignement collégial n’existe même si le Collège Éducacentre a mis sur pied un campus virtuel qui offre à distance une programmation limitée servant aussi bien la Colombie-Britannique, ces régions et la Saskatchewan.

Quant à la province de Terre-Neuve et Labrador et au Nunavut, il n’y a aucun service d’éducation collégiale.

Malheureusement, l’on ne peut pas présentement parler de réseau pancanadien de collèges de langue française même si la «Â â€¦ nécessité de compléter le réseau scolaire public par un réseau postsecondaire composé d’institutions collégiales et universitaires francophones reconnues »3 est une idée retenue par la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne dans son document «Â La francophonie canadienne : enjeux, défis et pistes pour l’avenir »; Synthèse des consultation tenues à travers le pays au printemps et à l’été 2006.

Les francophones du Canada vivant en milieu minoritaire n’ont certainement pas un accès égal et équitable à une formation collégiale dans leur langue comparativement à l’accès dont jouit la population anglophone. Même dans les provinces comme l’Ontario ou le Nouveau-Brunswick où l’offre de services et de programmes collégiaux est beaucoup plus grande, la situation demeure précaire et l’offre est beaucoup plus restreinte comparativement à ce qui est en place pour les anglophones.

3 Extrait du rapport du CMFP (Octobre 2006): «Â La francophonie canadienne : enjeux, défis et pistes pour l’avenir »; Synthèse des consultations tenues à travers le pays au printemps et à l’été 2006.

Prochaine : Le double mandat des institutions francophones

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